Programme régional de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS)

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Présentation du P2RS

CILSS-SE

Le P2RS est une initiative conjointe du groupe de la BAD, du CILSS et de sept de ses Etats membres pour renforcer la résilience et améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages vulnérables. Il est mis en œuvre à travers trois composantes : i) composante A « Développement des infrastructures rurales », ii) composante B « Développement des chaines de valeurs et des marchés régionaux » » et iii) composante C « Gestion et coordination » pour un coût global de 183,71 millions UC soit environ 153 milliards FCFA.  En 2020, les activités exécutées ont concerné le recrutement des consultants, la réalisation des ouvrages agro sylvopastoraux et halieutiques, la promotion de la nutrition, du genre et de renforcement des capacités.  L’année 2020 est marquée par la pandémie du Covid -19 qui a impacté la mise en œuvre des activités planifiées sur les différentes composantes du projet.

Sur la composante A, le projet a réalisé 60% des 65 barrages et 84% des 6257 ha des aménagements hydro-agricoles, des bas-fonds et des périmètres irrigués attendus en fin du projet. Par ailleurs, le projet a construit 75% des 526 Forages/ points pastoraux, 76% des 62 parcs de vaccination prévus et 77% des 13 674 ha de superficies dégradées des cibles attendues en fin du projet ont été restaurés.

Pour ce qui est de la composante B, les activités réalisées ont porté sur la production agricole, animale, la promotion de l’emploi de la femme et des jeunes, le système d’information et le renforcement des capacités. Par rapport à la production agricole, le projet a distribué 3 005 kits d’intrants soit 89% de la quantité prévue. En 2020, la production céréalière et maraichère enregistrée est estimée à 123 034 tonnes avec des rendements variant de 2 à 3,29 T/ha.  Pour la production animale, 5 684 sujets d’embouche ou de reproduction dont plus de 50% de femmes bénéficiaires, il a été observé plus de 1812 mises basses et plus 37 millions de FCFA issus de la vente des animaux d’embouche. Au niveau des volailles distribuées, 8 135 poussins ont été enregistrés. Toutefois, au niveau des animaux aussi bien que de la volaille, des taux de mortalité de plus de 50% ont été enregistrés. A cet effet, les coordinations ont poursuivi les formations des bénéficiaires sur les techniques de productions animales et avicoles et le suivi de proximité en collaboration avec les services vétérinaires.

En matière de la promotion du genre, en plus des plateformes équipées et le renforcement des capacités, l’approche qui consiste à distribuer systématiquement 30% des aménagements réalisés se poursuit dans tous les pays.

Dans le cadre du système d’information sur les marchés, le projet a mis en place dans 7 pays des systèmes d’information sur les marchés deuxième génération (SIM2G) avec 15 plateformes et 15 sites web élaborés. Actuellement, ces plateformes sont opérationnelles avec la génération instantanée des données sur le fonctionnement des marchés.

En ce qui concerne la Composante C, elle est axée sur la gestion et la coordination efficace et efficiente du projet, la gestion financière et comptable, le suivi évaluation, la communication et l’acquisition des biens et services. Au 31 décembre 2020, le taux de décaissement varie, selon les coordinations est 34% à 99%.

Le coût global pour la mise en œuvre du projet est de 183,71 millions UC soit environ 153 milliards FCFA dont 155,81 millions UC (130 milliards FCFA : 85%) pour le Financement BAD, 25,74 millions UC (21,47 milliards FCFA : 17%) pour la contribution des pays et 2,18 millions UC (1,7 milliards FCFA : 8%) pour la Contribution du CILSS.

Ces budgets permettent de mettre en œuvre le projet dans les pays sur la base des planifications annuelles des activités. A cet effet, des plans de travail et budget annuels (PTBA) sont élaborées par les différentes coordinations du projet.

L’élaboration de ces PTBA est participative à travers des ateliers qui ont regroupé l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Ils ont été adoptés par des comités de pilotage nationaux au niveau des pays et la CEDEAO pour la coordination régionale avant que la BAD ne leur accorde son avis de non objection.

Au cours de cette première phase de cinq (5) ans, le Programme a circonscrit son intervention dans une zone de concentration des sept (07) pays sahéliens les plus affectés par les crises alimentaires, à savoir le Burkina Faso, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. La figure1 montre les 7 pays dans lesquels le projet développe des infrastructures pour la promotion de la production agro-sylvo-pastorale et halieutique au bénéfice des populations vulnérables. Dans ces pays, le projet touchera 40 régions, 145 communes et environ 800 000 petites exploitations agro-sylvo-pastorales et halieutiques