Programme régional de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS)

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Résilience des populations vulnérables du Sahel


Les résultats de la phase 1 du programme partagés

Le Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS) organise, les 21 et 22 juin, à Ouagadougou, une conférence sous le thème : «Partenariat CILSS/BAD : 5 ans au service du renforcement de la résilience des populations vulnérables du Sahel ».
La Banque africaine de développement (BAD) et le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) se sont engagés à conjuguer leurs efforts pour la mise en œuvre du Programme de renforcement de la résilience des populations vulnérables du Sahel (P2RS). A l’heure du bilan de la première phase du projet, les acteurs tiennent, les 21 et 22 juin, à Ouagadougou, une rencontre régionale sous le thème : « Partenariat CILSS/BAD : 5 ans au service du renforcement de la résilience des populations vulnérables du Sahel ». L’objectif est de partager les acquis du Projet1-P2RS mais également de poursuivre la dynamique de formulation du Projet2 du programme. L’ouverture des travaux a connu la participation des ministres du Développement agricole du Tchad, Déné-Assoum Kamougué, du Commerce du Niger, Alkacha Alhada et celui en charge de l’agriculture du Burkina Faso, Dr Delwendé Innocent Kiba et d’imminentes personnalités. Avant de décliner les résultats du projet, la ministre du Développement agricole du Tchad, Déné-Assoum Kamougué, ministre- coordonnateur du CILSS, a rendu un hommage à la BAD pour avoir accepté financer la première phase du programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel à hauteur de 153 milliards FCFA environ avec un apport de 85% sous forme de prêts et de dons. Selon elle, des résultats importants ont été engrangés durant les 5 ans. A l’en croire, les interventions du Projet 1 du P2RS ont ciblé les populations les plus vulnérables, notamment les petits producteurs, les éleveurs et agro-pasteurs, les pécheurs artisanaux en accordant une attention aux femmes et aux enfants en bas âge. Elle a indiqué que des investissements productifs ont été faits dans plusieurs domaines, notamment des aménagements hydro-agricoles, des barrages, des points d’eau, des infrastructures zoo-sanitaires et des activités pour la promotion de l’emploi des femmes et des jeunes. « Il y a eu le renforcement des capacités de plus de 140 000 membres des organisations paysannes sur les techniques agricoles, le genre, le leadership et l’entrepreneuriat », a-t-elle relevé. Mme Kamougué a également signifié que 73 cadres des 13 pays membres du CILSS dont 30% de femmes ont été formées à l’agrométéorologie, à la protection des végétaux et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. La ministre tchadienne a, en outre, mentionné la mise en place d’un dispositif innovant de Système d’information sur les marchés de deuxième génération (SIM2G).

Le Projet 2 du P2RS annoncé
A l’entendre, ce mécanisme permet d’améliorer l’intégration des marchés régionaux, mais aussi la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région. «Nous félicitons tous ceux qui ont contribué à la mise en œuvre de ce programme, dont nous sommes fiers d’annoncer le Projet 2 », s’est-elle réjouie. De son avis, la deuxième phase du P2RS va permettre de consolider les acquis et renforcer davantage la résilience alimentaire, nutritionnelle et climatique des populations. A cet effet, elle a traduit sa gratitude à la BAD qui, a-t-elle dit, en assurant le financement du programme va à terme, adresser durablement les causes des crises alimentaires et la pauvreté. La représentante de la BAD, Mouna Diawara Touré, a rassuré que sa structure a entamé la formulation du Projet 2 du P2RS dont l’objectif est d’accroitre sur une base durable la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques au Sahel. « Le projet sera présenté d’ici la fin de l’année, pour un budget total actuel d’environ 220 millions d’euros. A cela s’ajouteront les fonds additionnels que la Banque et le CILSS cherchent à mobiliser, y compris les fonds climatiques », a-t-elle précisé. Mme Touré a, par ailleurs, souligné que la Banque mondiale souhaite faire bénéficier ses efforts en faveur de la résilience à de nouveaux pays (Bénin, Guinée, Guinée-Bissau et Togo). Elle a réaffirmé la volonté de la Banque à accompagner le programme pour une résilience des populations vulnérables de la région.